Arts Sciences & Landscape

Anselm Kiefer

UN CALVAIRE A VENIR : REMINISCENCE ET MEMOIRE COLLECTIVE. Dans la maison VII Palmsonntag, (Dimanche des rameaux), Anselm Kiefer reprend le motif du dimanche des rameaux et réinvestit cette fête marquant l’entrée du Christ à Jérusalem. Le contraste entre cette entrée triomphale et le calvaire à venir est retranscrit par le jeu avec des feuilles de palmiers trempées dans du plâtre, ce gigantesque herbier de gloire s’opposant à l’immense palmier mort couché au sol.
Illustration : 44 éléments en technique mixte sur panneau, palmier en résine stratifiée, briques de terre et support en acier (Paris Grand Palais 2007).
En savoir plus. Puisant son inspiration dans la littérature, la Kabbale, l’Ancien et le Nouveau Testament, Anselm Kiefer interroge les fondements de l’humanité et les traumatismes de l’histoire contemporaine, notamment la question d’une identité allemande après la Shoah. Son œuvre est comme un exorcisme de la violence des drames du 20e siècle : «La Kabbale permet de voir le monde dans un autre contexte, permet de ne pas l’expliquer scientifiquement. La mythologie et la mystique peuvent à eux seuls expliquer le monde, c’est un langage qu’on laisse entrer en nous».
Source : Monumenta 2007 art-contemporain.com

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